Monsieur Lune

# Posté le vendredi 03 août 2007 09:55
Modifié le mardi 18 mars 2008 10:53

Aldebert

Aldebert
Aldebert on l'aime parce que d'abord c'est un type super sympa (allez le voir en concert, il en vaut vraiment la peine) et aussi parce qu'il a une plume vraiment magique...Ses chansons sont de véritables petits chef d'oeuvres, comme Bénabar, il peut parler de tout , il n'ennuie jamais... Ses chansons sont souvent empreintes de mélancolie et de nostalgie ("Carpe Diem", "A petit feu"...) mais aussi de tendresse ("Lulue Marlène", "Mon père ce héros"...) et d'humour ("Le bébé")...
Aldebert est un artiste à part entière, un auteur compositeur interprète de grand talent!
Vive lui!!!


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Voici les paroles de "Carpe Diem":

Le Cercle des Poètes Disparus
Passant la veille sur la troisième chaîne
Elle avait écrit au correcteur sur sa trousse en daim
Carpe Diem
Je me souviens de celle qui m'avait fait changer de place
et apprendre l'humilité
Qui à l'élection des délégués de classe
Aurait fait l'unanimité

Mais c'était la nouvelle qui débarque au beau milieu de l'année scolaire
Fatale
Parce que ses parents ont du déménager
Quitter leur Finistère natal
Elle s'appelait Marie, Martine, Isabelle ou Solange
Avec un drôle d'accent, des expressions étranges
La fille qui venait de loin, on ne peut plus exotique
Avait sur la 3e5 semé la panique

C'est un amour de collège un fantôme du passé
Qui vous r'vient au p'tit dej, une icône du lycée
Le temps fait des siennes et reprend ce qu'il sème
Carpe Diem

Avec mon coeur d'artichaut, et mes comédons sur le front
J'essayais tant bien que mal
De la jouer sentimental,
Les hormones en ébullition
Je me revois en sueur, sous mon anorak, à l'aise comme un poisson dans l'air
Lorsque je déclamais tel Cyrano vert de trac
"Tu peux m' prêter ton blanc s' te plaît?"

Alors je m'étais lancé, je l'avais invitée
Dans le meilleur Quick de la région
A boire en grand seigneur un milk-shake à la banane
Dans des grands verres en carton
Sur le disque du Grand Bleu, la serrer dans mes bras
Scène ultime de la boum : Sophie Marceau et moi
La divine bretonne, vénusté absolue
Avait sur ma personne jeté son dévolu

C'est un amour de collège un fantôme du passé
Qui vous r'vient au p'tit dej, une icône du lycée
Le temps fait des siennes et reprend ce qu'il sème
Carpe Diem

Combien de fois je m'étais fait ce film
Projetant au plafond ma vie en l'an 2000
J'me vois bien designer ou alors musicien
Elle serait avocate, et puis aussi mannequin
Dans une vaste maison vitrée au bord de l'eau
Avec un grand bouvier bernois un peu pataud
Des enfants à boucles d'or qui courent dans le jardin
Un genre de famille Ingals mais en moins américain

... Et en beaucoup plus bien
Ouais
Et en beaucoup plus bien!

C'est un amour de collège un fantôme du passé
Qui vous r'vient au p'tit dej, une icône du lycée
Le temps fait des siennes et reprend ceux qui s'aiment
Carpe Diem


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# Posté le vendredi 03 août 2007 09:35
Modifié le mardi 18 mars 2008 10:52

Aldebert - L'appétit du bonheur

# Posté le vendredi 03 août 2007 09:16
Modifié le mardi 18 mars 2008 10:52

Agnes bihl

Agnes bihl
Une bouffée d'air frais dans la chanson française, Agnès Bihl fait du bien !!

C'est dur, doux, tendre, provocateur, drôle, énervé, énergique à la fois. Elle ne mache ses mots, certains de ces textes de vous laissent pas indifférents, peuvent vous mettre un peu mal à l'aise,comme la chanson " L'enceinte vierge", ou dans "Merci Papa, merci Maman" quand elle dit " des millions de gosses mangent de la viande juste quand ils se mordent la langue".
Agnès Bihl, c'est un univers particulier à découvrir.

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Voici les paroles d'une de ses chansons

L'enceinte vierge

Dans les cités, les bidonvilles
Le pape bénit la pauvreté
Ca passe le temps, ça tient tranquille
Ceux qui n'ont plus rien à becqu'ter
Et puis le Très Saint-Père a dit
Faut faire des gosses, même séropos
Ils iront vite au paradis
D'façons ici, y a pas d'boulot

{Refrain:}
Oh dis, monsieur, qu'est-c'qui s'pass'rait
Si la Sainte Vierge, elle avortait
Sans l'paradis, ce s'rait p'têt mieux
S'te plaît, fait moi rêver un peu...

Partout on crève, mais c'est une chance
Et puis faut bien s'faire une raison
Au moins, ça limite les naissances
Sans cette damnée contraception
Bien sûr les viols font une moyenne
Faut s'résigner, surtout rien dire
Que naissent les gosses de la haine
Pourvu qu'ils soient faits sans plaisir

{au Refrain}

On parle de vice et de péchés,
Et on excise des gamines
Pourvu qu'il y ait frigidité,
On peut pas dire qu'ce soit un crime
Faut pas croire qu'ce soit d'l'esclavage
Puisqu'elles ont le droit d'prier Dieu
Dans les liens sacrés du mariage
Si ça fait mal, qu'elles ferment les yeux

{au Refrain}

Faire des mômes, c'est pas un loisir
Faut qu'les mères pondent sans convictions
Mais si elles peuvent pas les nourrir
C'est plus prévu par la r'ligion
D'façon, elles n'ont qu'à s'laisser faire
Et se soumettre au Testament
Se montrer dignes de leurs ovaires
Et s'laisser engrosser sagement

{au Refrain}

Ceux qui ont d'la moralité
Montent des gangs, des commandos
Pour faire naître ceux qu'ils vont taxer
Plus tard d'être des enfants d'salauds
Les bien-pensants, les bonnes chrétiennes
Vont s'occuper d'ces petites garces
Le temps qu'éclosent leurs mauvaises graines
Qu'on oublie après à la DASS....

{au Refrain}

Ils se protègent sous leurs tonsures
Et revendiquent leurs p'tites calottes
Sans doutes pour eux que c'est plus sûr
Que d'nous laisser mettre des capotes
Pas la peine d'avoir son certif'
Pour nous faire docilement gober
Qu'Satan est séropositif
Comme tous ceux qui l'ont bien cherché

{au Refrain}

Le seul virus qui soit bien vu
C'est l'église, c'est la religion
Fais gaffe à toi si tu l'as plus
On pardonne mal ta guérison
Ces malades là sont sanctifiés

Au ciel y'a plus d'fase terminale
Et martyr c'est bien mieux payé
Que crever seul à l'hôpital

{au Refrain}

Dis monsieur je te crois pas
T'oublies qu'aujourd'hui c'est dimanche
Jamais la Vierge n'avortera
On l'a faite sainte, pas faiseuse d'anges


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# Posté le vendredi 03 août 2007 09:05
Modifié le mardi 18 mars 2008 10:52

Bénabar

Bénabar
Voici les paroles d'une chanson de Bénabar.

Je suis de celles


Tiens, qu'est-ce que tu fais là ?
C'est moi, c'est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas ?
Mais si

On était ensemble au lycée
C'est vrai, j'ai changé
J'ai des enfants, un mari
Bah quoi, t'as l'air surpris

J'étais pas destinée
A une vie bien rangée
J'étais perdue
Mon mari m'a trouvée

J'étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J'étais pas la jolie
Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine
Qu'on appelle machine

J'avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j'aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personnes n'avaient vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d'entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça

Je n'étais pas de celles
A qui l'on fait la cour
Moi, j'étais de celles
Qui sont déjà d'accord

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m'embrassiez
A l'abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu'on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
A m'en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais :
" faut pas que je m'attache "
Vous vous pensiez :
" il faut pas que ça se sache "

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C'est à moi, rien qu'à moi
Qu'ils étaient destinés

Enlacée contre vous
A respirer vos cheveux
Je le sais, je l'affirme
Vous m'aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d'une chaise

Et gonflés de l'avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu'on dissèque
Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D'avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant qu'dans mes bras
Vous faisiez moins les fiers
Et les autres filles
Perfides petites saintes
M'auraient tondue les cheveux
A une autre époque

Celles qui ont l'habitude
Qu'on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.


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# Posté le vendredi 03 août 2007 08:53
Modifié le mardi 18 mars 2008 10:51

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